Des pays mettent en garde contre les voyages au Moyen-Orient
Alors que les tensions s’intensifient entre Washington et Téhéran, en dépit des négociations en cours entre les deux parties, plusieurs pays ont commencé à rapatrier les familles de diplomates et les personnels non essentiels depuis certains sites au Moyen-Orient, ou à recommander à leurs ressortissants de reporter tout voyage en Iran.
États-Unis
Les États-Unis ont annoncé, il y a quelques jours, le retrait des employés non essentiels ainsi que des membres éligibles de leurs familles de l’ambassade américaine au Liban, selon un haut responsable du département d’État.
Finlande et Allemagne
Le ministère finlandais des Affaires étrangères a conseillé à ses citoyens d’éviter tout déplacement en Iran et de quitter immédiatement le Yémen et la Libye, dans des avis de voyage récemment actualisés, selon l’agence Reuters.
L’Allemagne a également exhorté ses ressortissants à quitter l’Iran, précisant que les vols commerciaux au départ du pays restent opérationnels et que les sorties par voie terrestre demeurent possibles.
Australie
Le gouvernement australien a demandé aux familles des diplomates présents dans les territoires palestiniens occupés et au Liban de quitter ces zones, tout en indiquant que les vols commerciaux restent disponibles, en raison de la détérioration de la situation sécuritaire.
Il a aussi proposé un départ volontaire aux familles de ses diplomates en Émirats arabes unis, en Jordanie et au Qatar.
Brésil
La semaine dernière, le Brésil a recommandé à ses citoyens de quitter l’Iran, après avoir émis un avertissement similaire concernant le Liban en janvier dernier. Les autorités brésiliennes avaient déjà déconseillé tout voyage vers ces deux pays l’an passé.
Pologne et Suède
La Pologne a appelé ses ressortissants à quitter immédiatement l’Iran. De son côté, la Suède a conseillé le mois dernier d’éviter tout voyage vers l’Iran et d’en partir sans délai.
Le ministère suédois des Affaires étrangères a précisé que les personnes choisissant de rester ne devraient pas s’attendre à une aide gouvernementale pour une éventuelle évacuation.
Inde
L’ambassade d’Inde en Iran a invité les ressortissants indiens présents sur place à quitter le pays par tous les moyens de transport disponibles, y compris les vols commerciaux.
Chypre et Singapour
Chypre avait recommandé, le 13 janvier dernier, d’éviter tout déplacement en Iran et de quitter le pays immédiatement. Singapour a également exhorté ses citoyens à continuer de reporter tous les voyages vers l’Iran.
Serbie
La Serbie a, elle aussi, demandé à ses ressortissants en Iran de quitter le pays dans les plus brefs délais, en raison de l’escalade des tensions et du risque de dégradation de la situation sécuritaire.
Ces appels interviennent dans un contexte marqué par la répétition des menaces de l’administration américaine contre l’Iran, sur fond d’allusions récurrentes du président américain Donald Trump à une option militaire, en cas d’échec à parvenir à un accord nucléaire jugé satisfaisant par les deux parties.